10 février 2020 : Lancement d’un plan pour améliorer la sécurisation des passages à niveau

10 février 2020 : Lancement d'un plan d'action pour améliorer la sécurisation des passages à niveau

Le ministère des transports a diffusé le 27 janvier une instruction aux préfet ayant pour objet de préciser les modalités de mise en œuvre d'un plan d'action présenté par la ministre de la transition écologique et solidaire le 3 mai 2019 à l'occasion du cinquième comité de suivi de la sécurité ferroviaire pour améliorer la sécurisation des passages à niveau. Ce plan d'action se décline en quatre axes : 1. Renforcer la connaissance des passages à niveau et du risque ; 2. Accentuer la prévention et la sanction ; 3. Amplifier la sécurisation des passages à niveau par des mesures d'aménagements ; 4. Instaurer une gouvernance nationale et locale. A retenir :

L'obligation de réaliser un diagnostic pour l'ensemble des passages à niveau, quelle que soit la vitesse de circulation des trains, est inscrite dans la loi d'orientation des mobilités qui a été promulguée le 24 décembre 2019.

Outre les limitations de vitesse déjà mises en place, la possibilité d' expérimenter, en lien avec les collectivités locales, l'effet d'une baisse de 20 km/h de la vitesse maximale autorisée en amont de certains passages à niveau, sans toutefois que cette vitesse soit inférieure à 30 km/h.

Commentaires :

Ce plan fait suite à l'accident survenu le 14 décembre 2017 sur le passage à niveau de Millas (66). Il avait donné lieu à un rapport parlementaire sur l'amélioration de la sécurité des passages à niveau réalisé, à la demande du Premier ministre, par la députée des Pyrénées-Orientales, Laurence Gayte. Cette instruction fait également suite à la loi d'orientations des mobilités  votée fin décembre. L'instruction constate que les non-respects de la signalisation routière, encore trop fréquents, sont la principale cause des accidents aux passages à niveau et rappelle que la prévention est un élément majeur de l'amélioration de la sécurité.

Dommage que l'instruction considère que la compréhension de cette signalisation est acquise et qu'elle ne propose pas d'expérimenter d'autres formes de signalisation, notamment en testant le remplacement du feu rouge clignotant par un rouge fixe renforcé.