SIREDO

Définition :

SIREDO est l'acronyme de Système Informatisé de REcueil  de  DOnnées   routières, système qui a pour but de recueillir les données de trafic au niveau du réseau national.

Commentaires :

Ce système a été mis en place entre 1991 et 1996. Ce système s'appuies ur des stations de comptage par boucles électromagnétiques dites stations SOL2. Plus de 3000 stations SOL2 ont été déployées en France depuis 1991; Certains donnent des informations en différé, d'autres en temps réel. Des logiciels d'exploitations sont utilisés à cette fin. Ils ont nom : MÉLODIE, outil qui permet de se connecter aux stations de receuil,  ARPEGES, outil qui permet de faire les exploitations statistiques.

Pour les exploitations en temps différé, les données sont agrégées en séquences horaires ou journalières pour des besoins statistiques. La plupart des gestionnaires ne s'intéressent, dans ce cas, qu'aux débits et à la composition du trafic, débits des véhicules légers (VL) et des poids lourds(PL), le plus souvent pour la planification de l'entretien des routes. Les  données  fournies  sont  également utilisées  dans le cadre d'un recensement national fournissant un indice  de circulation. Elles sont aussi utilisées à des fins de  gestion  du trafic  et d'information  de l'usager. Par exemple, elles sont utilisées pour élaborer les prévisions de trafic de départs et retours de vacances. Ce sont les prévisions "BISON FUTE". 

Les mesures de vitesse peuvent être utilisées dans le cadre d'observatoires, tel que l'observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). 

Pour les exploitations en temps réel,  les données sont utilisées au fil de l'eau par les gestionnaires et sont généralement fournies par séquences de 6 minutes ou toutes les minutes (voire toutes les 20s ou 6s, pour la gestion   des   trafics   importants   comme   en   région   parisienne type Sytadin   ou   à   Marseille).   La   nature   des   mesures   est généralement le débit, la vitesse, la longueur des véhicules et le taux d'occupation de la chaussée. Elles sont destinées aux besoins d'exploitation pour la gestion du trafic routier comme l'affichage des temps de parcours, la détection automatique des congestions ou simplement le renseignement de l'état du trafic. Un grand nombre de boucles sonts alors nécessaire afin d'obtenir un maillage dense.


Note de présentation de SIRED rédigée en 2009 à un moment où le financement des stations fut remis en cause:

Lancé en 1991 par la Direction de la sécurité routière, SIREDO (Système Informatisé de Recueil de Données routières) permet de fournir des données pour l'élaboration de statistiques de trafic sur le réseau routier national non concédé. Le système est fondé sur des équipements de terrain et un réseau de transmission afin de constituer des bases de données locales, régionales et nationale principalement en temps différé. L'ensemble des éléments constituant le système est inter opérable et les bases de données disposent de mesures de même nature. La maintenance et l'exploitation de ce système, en application de la circulaire DSCR du 18 mars 2008, reposent sur les gestionnaires routiers d'une part (les DIR depuis la seconde phase de décentralisation) et le réseau scientifique et technique du ministère d'autre part (SETRA et CETE). Depuis la réorganisation des directions centrales du MEEDDAT en 2008, la DGITM (DIT) a repris le pilotage de cette opération. Les stations SIREDO sont le plus souvent dédiées à l'analyse statistique en temps différé mais peuvent aussi être utilisées pour la gestion du trafic en temps réel par les DIR ou les CRICR, principalement en milieu interurbain. En milieu urbain et péri urbain, il existe des dispositifs différents en raison de besoins spécifiques de recueil de données en temps réel.

On dénombre aujourd'hui sur le réseau routier national non concédé 936 stations SIREDO capables d'effectuer des mesures de vitesse dont parmi elles 260 permettent la distinction entre 14 silhouettes de véhicules et 676 ne savent distinguer que 4 catégories de véhicules en fonction de leur longueur.

Le système SIREDO fait actuellement l'objet d'un programme de modernisation comprenant trois opérations : les spécifications de nouvelles stations de comptage, un nouveau sectionnement du réseau routier national et la refonte des différents logiciels du système.

Au-delà du réseau national non concédé, des systèmes similaires existent au sein des sociétés concessionnaires d'autoroutes et sans doute aussi au sein des principaux gestionnaires routiers locaux (Conseils Généraux pour les routes départementales).

Mesures de vitesses élaborées:

Les stations SIREDO actuellement déployées sur le réseau  routier national non concédé produisent les mesures de vitesse suivantes : vitesses moyennes tous véhicules confondus, débits tous véhicules confondus par classes de vitesse
(10 classes), vitesses individuelles

Les vitesses moyennes et les débits classifiés, seules données conservées et recueillies en fonctionnement courant, sont des agrégations temporelles (généralement journalière ou horaire) et spatiale (par sens de circulation) des mesures de l'ensemble des catégories d'usagers (pas de discrimination des catégories de véhicules). L'intérêt essentiel des débits classifiés est de pouvoir élaborer des indicateurs de dépassement de seuils de vitesse (par ex : vitesse réglementaire, vitesse réglementaire+20 km/h). L'erreur des mesures délivrées, sous réserve d'un étalonnage initial puis d'un suivi par visites préventives régulières, est généralement inférieure à 10%. Cette précision est compatible avec les besoins de suivi des vitesses pratiquées en raison du très grand nombre de véhicules considérés pour élaborer les indicateurs.

Les vitesses individuelles élaborées à chaque passage de véhicule sont des mesures fugitives générant de trop gros volumes de données pour être mémorisées localement dans la station en fonctionnement  courant. Mais, étant donné les limites des stations SIREDO actuelles, leur récupération et leur traitement constituent aujourd'hui le seul moyen d'analyser les vitesses par catégorie de véhicules.

Les spécifications des stations SIREDO de nouvelle génération intègreront la possibilité de recueillir des débits par classe de vitesse pour chaque type de véhicule. Le déploiement de ces nouvelles stations devrait intervenir entre 2010 et 2015.  Ces évolutions ne permettront pas néanmoins de mener des analyses suffisamment fiables en ce qui concerne les deux-roues motorisées, les boucles électromagnétiques restant une technologie peu adaptée à l'observation de ce type de véhicules.

 Recueil des mesures

Les stations SIREDO étant raccordées à un réseau de transmission, le recueil est automatique et il est réalisé par les DIR soit quotidiennement soit hebdomadairement, généralement par le réseau téléphonique commuté. Le CETE Méditerranée centralise tous les trimestres les bases de données de chaque gestionnaire qui contiennent notamment les mesures agrégées (vitesses moyennes et débits classifiés) utiles à l'élaboration d'indicateurs de suivi des vitesses pratiquées.

Concernant les données individuelles, des développements informatiques sont actuellement en cours de tests pour permettre leur récupération à distance. Cette procédure qui permettrait d'analyser les vitesses par type de véhicules génèrerait néanmoins des dépenses de télécommunication supplémentaires, comprises approximativement entre 10.000 et 20.000 € par an suivant la taille de l'échantillon souhaité.[1] Elle nécessiterait également la participation des DIR pour modifier le paramétrage des stations de façon à libérer la capacité de mémoire suffisante pour stocker quelques minutes de données qui seraient recueillies toutes les heures. Ce nouveau paramétrage limiterait temporairement les autres possibilités d'utilisation des stations notamment pour le temps réel.

 Implantation des stations SIREDO et représentativité des mesures délivrées:

Les stations SIREDO existantes ont été implantées pour satisfaire principalement des besoins de connaissance des trafics. La localisation précise du point de mesure n'est pas nécessairement adaptée à un suivi des vitesses pratiquées en raison de facteurs susceptibles d'affecter le comportement des conducteurs. Ainsi, il est absolument nécessaire de qualifier préalablement le point de mesure pour les deux sens de circulation pour que les mesures reflètent bien le comportement "naturel" des usagers en situation de trafic fluide (éloignement des radars, absence de congestion récurrente, ligne droite, éloignement des carrefours etc..)

Les stations SIREDO sont implantées principalement sur les réseaux interurbains de type route bidirectionnelle (limitée à 70 ou 90 km/h) et route à chaussées séparées (limitées à 90, 110 ou 130 km/h). Il est donc possible d'élaborer des indicateurs représentatifs des vitesses pratiquées pour ce type de réseaux. En milieu périurbain (VRU) ou en milieu urbain, les dispositifs de mesures des vitesses ne sont généralement pas de type SIREDO au sens strict du terme.

A moyen terme, le parc de stations doit être renouvelé; les futures stations SOL 3 ne permettront pas toutes de réaliser des mesures de vitesses par type de véhicules. Il faudrait donc s'assurer que leur déploiement tienne compte du besoin spécifique du suivi des vitesses.