Test salivaire

Définition :

Le test salivaire est un test de dépistage de présence de drogue.  Ce test consiste à recueillir la salive sur un bâtonnet. Le résultat du
test salivaire est immédiat. Si le bâtonnet change de couleur, cela signifie que le test salivaire est positif et que le conducteur a  consommé des stupéfiants (cannabis, cocaïne, ecstasy, amphétamines...). Une prise de sang doit alors être effectuée en milieu médical  pour confirmer la présence d'une drogue, identifier son  type et la quantité consommée. .

L'arrêté du 24 juillet 2008 définit les taux de détection du dépistage minimum pour être déclaré, soit pour le cannabis (THC) : 15ng/ml de salive- pour les amphétamines : 50 ng/ml de salive - pour la cocaïne : 10 ng/ml de salive - pour les opiacés (morphine) : 10 ng/ml
de salive. Au-dessous de ces seuils, les tests sont dits négatifs.

La drogue reste détectable plusieurs heures dans la salive. La durée de détection varie selon
le type de stupéfiants : cannabis : dépistable pendant 4 à 7 heures - cocaïne : dépistable pendant 12 à 24 heures - opiacés : dépistable pendant 12 à 24 heures- amphétamines et ecstasy : dépistable pendant 12 à 50 heures


Commentaires :

Depuis 2003, conduire sous l'emprise de stupéfiants est un délit puni d'une sanction administrative d'un retrait de 6 points et d'une sanction pénale  par une amende pouvant aller jusqu'à 4 500€ et par deux ans d'emprisonnement. Ce dépistage était systématique à la suite d'un accident corporel de la circulation. Il a été étendu lors de tout accident matériel et à l'occasion d'une autre infraction et dans le cadre d'un contrôle préventif sous contrôle du procureur de la république.

Le test salivaire a remplacé le test urinaire en 2008 par souci de rapidité. En effet, il est beaucoup plus simple à utiliser: quelques gouttes de salive sur une bandelette et le test indique aux forces de l'ordre si l'automobiliste a consommé ou non du cannabis.

Les tests salivaires n'étant pas fiable à 100%, la prise de sang a été maintenue. L'expérience à a montré qu'il y avait environ 10% de faux négatifs. Résultat une procédure longue et  coûteuse freinant la multiplication du nombre de contrôle.

C'est pourquoi une expérimentation a été menée sur six mois visant à remplacer l'actuel prélèvement sanguin par un second prélèvement salivaire de contrôle, effectué immédiatement par les forces de l'ordre. La méthode du premier test salivaire
réalisé sur place est conservée, mais elle est complétée par un deuxième test, également salivaire, qui sera analysé dans un laboratoire ultérieurement. L'expérimentation a donné des résultats de concordance de plus de 95% qui amène la Sécurité routière à généraliser en 2016 ce deuxième test. C'est la mesure 8 du CISR du 2 octobre 2015 qui nécessite de modifier la réglementation.