Tunnel routier

Définition :

Un tunnel routier est une galerie souterraine permettant à une route de passer sous un élément naturel comme une montagne, un cours d'eau. Il désigne réglementairement selon l'article R 118-1-1- du code de la voirie routière  toute route ou chaussée située sous un ouvrage de couverture qui, quel que soit son mode de construction, crée un espace confiné. Une section de route ou de chaussée située sous un ouvrage de couverture n'est pas un espace confiné dès lors que l'ouvrage de couverture comporte des ouvertures vers l'extérieur dont la surface est égale ou supérieure à 1 m2par voie de circulation et par mètre de chaussée ».


Commentaires :

Difficile de dire à partir de quelle longueur on peut parler d'un tunnel au sens du code de la route. Pour autant, les règles de sécurité mises en place à la suite du dramatique incendie survenu dans le tunnel du Mont Blanc, le 24 mars 1999 provoquant la mort de 39 personnes retient une longueur égale ou supérieure à 300 mètres. C'est la longueur pour laquelle la signalisation routière d'entrée de tunnel est obligatoire par le panneau C111. 15 tunnels routiers situés pour tout ou partie en France ont une longueur supérieure à 3 km, le plus long étant le tunnel de Fréjus accueillant la RN 543 entre Modane et l'Italie.

C'est la  loi du 3 janvier 2002 sur la sécurité des infrastructure qui est à l'origine des nouvelles dispositions réglementaires.  Elle concerne en effet les tunnels routiers du réseau national d'une longueur égale ou supérieure à 300 mètres. Elle intègre un certain nombre d'obligations pour les tunnels de 500 mètres et plus situés sur le réseau routier transeuropéen (RTE). Une circulaire du 25 juin 2009 (non publiée au journal officiel) rappele de son côté les actions à conduire concernant les tunnels de plus de 300 mètres situés sur le réseau des collectivités territoriales ou le réseau d'intérêt communautaire relevant de la compétence d'établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) en référence au code de la voirie routière.

Ces règles de sécurité se traduisent pour l'usager par un certain nombre de signaux plus ou moins bien connu au point que le ministère des Transports communique régulièrement pour rappeler  les bons comportements à adopter dans les tunnels routiers. Les retours d'expérience montrent en effet que des conducteurs n'ont pas toujours les bons réflexes en cas de panne ou d'incendie dans un tunnel routier.

Avant de s'engager dans un tunnel, des panneaux de signalisation indique la vitesse maximale autorisée souvent de 70 km/h, la
distance de sécurité à respecter, l'obligation d'allumer les feux de croisement. Sur les distances de sécurité, le CETU a publié une note en 2011 à l'intention des gestionnaires de la voirie sachant que le respect  d'une  distance minimale entre les véhicules représente un enjeu majeur de sécurité et que l'usager a bseoin d'informations claires.. Le respect de cette distance de sécurité permet de limiter le nombre de véhicules circulant dans le tunnel, mais aussi d'apaiser la circulation et donc de réduire fortement le risque d'accident. Elle contribue également à inciter les conducteurs à conserver une distance de sécurité à l'arrêt. En cas d'incendie, cet espacement des véhicules à l'arrêt est un élément très favorable, car il permet de répartir les usagers sur un plus grand nombre d'issues de secours mais surtout de limiter le risque de propagation du feu d'un véhicule à l'autre et de faciliter l'approche des services d'intervention et de secours.L'expérience montre toutefois que les distances de sécurité sont peu respectées par les conducteurs. La méconnaissance des règles à appliquer et la difficulté pour estimer les distances entre véhicules roulant sont en grande partie à l'origine de ce non-respect.
Dans le tunnel, les lumières bleues sur les murs de chaque côté aident à maintenir la distance de sécurité avec le véhicule qui précède.   Dans le tunnel, il est interdit de faire demi-tour, de s'arrêter et de stationner en dehors des emplacements d'arrêt d'urgence prévus à cet effet. Il existe des niches de sécurité signalées en orange, où se trouvent un extincteur et une borne d'appel d'urgence. Les issues de secours sont signalées en vert et  des flèches indiquent l'issue la plus proche, qui peut être une des têtes du tunnel.

En cas de panne de son véhicule, il faut allumer les feux de détresse, s'arrêtez-vous
le plus à droite possible et  couper le contact.. Après avoir enfilé votre gilet rétro réfléchissant, il faut sortir du véhicule et marcher, en restant bien sur le trottoir, jusqu'à la niche desécurité la plus proche pour utiliser la borne d'appel d'urgence ; il y en a tous les 200 mètres. Il faut suivre les consignes de l'opérateur et attendre l'arrivée des services compétents pour vous dépanner. Normalement,  si le véhicule empiète sur la chaussée, il faut mettre le triangle de signalisation (mais sur autoroute les règles peuvent être différentes).

En cas d'incendie, si la sortie du tunnel est proche, il faut essayer de continuer à rouler. Mais si la sortie est éloignée ou que le feu se propage, il faut se garer le plus à droite possible et allumez les feux de détresse et suivre le même protocole qu'en cas de panne. Si l'incendie a lieu sur un véhicule devant soi, il faut aussi suivre le même protocole véhicule. Dans tous les cas, il ne faut pas retourner vers votre véhicule Il faut évacuer le tunnel sans tarder en suivant les flèches vertes qui indiquent la sortie la plus proche. Cela peut être l'entrée ou la sortie du tunnel, ou une issue de secours signalée en vert. Une fois en sécurité, il faut contacter l'opérateur en utilisant la borne d'appel d'urgence et suivre les consignes. Les flèches vertes  mèner jusqu'au point de rassemblement pour y attendre l'arrivée des secours.
L'entrée et la circulation des véhicules dans le tunnel sont interdites par un feu rouge clignotant, et parfois aussi par une barrière ou une croix rouge. Il est important de les respecter pour ne pas se mettre en danger.