Les mois de décembre



Décembre 2018 : Stabilité de la mortalité en décembre 2018

Selon l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 292 personnes ont perdu la vie sur les routes de France  métropolitaine en décembre 2018. Comparé au mois de décembre 20157 où l'on avait déploré aussi 292 morts sur ces routes, il y a une stabilité dans le nombre de personnes tuées. Ainsi, pour l'année 2018, le nombre de personnes tuées est en baisse  de  -5,5 par rapport à l'année 2015 (lire analyse sur ce bilan provisoire 2018).

Ce bilan de décembre était attendu dans la mesure où d'une part décembre 2017 avait connu le niveau le plus bas de la mortalité pour un mois de décembre et que d'autre part ce mois de décembre 2018 a été agité avec le mouvement des gilets jaunes remettant en question la mesure du 80 km/h et conduisant à la neutralisation de nombreux radars automatiques.

Du point de vue calendaire, décembre 2017 et 2018 sont assez semblable et du point de vue des conditions météorologiques, le temps n'a pas trop influé sur les conditions de circulation. Décembre 2017 a été peu ensoleillé et humide et décembre 2018  a été doux malgré deux épisodes froids, en milieu puis fin de mois. En revanche, décembre 2017 a été marqué par l'accident meurtrier de Millas où 6 jeunes sont décédés (2% de la mortalité de ce mois). Aucun accident de cette ampleur n'a été à déplorer en décembre 2018. On ne sait pas en revanche si les accidents déplorés sur les ronds-points ont été comptabilisé dans ce bilan de décembre. L'analyse par mode permet de remarquer une baisse de la mortalité pour les automobiles et une hausse de la mortalité pour les deux-roues motorisés. Il conviendra d'attendre les données définitives par mode, par jour et par type de route pour approcher l'impact plus exacte de la baisse de la vitesse à 80 km/h ainsi que la baisse possible du trafic sur tous les samedis, jour habituellement le plus meurtrier qui s'opposeraient à un moindre respect des vitesses du fait du saccage des radars  d'une part et à la baisse du prix du carburant générant a contrario plus de trafic. Il n'en reste pas moins que décembre 2018 a été le mois le moins meurtrier des mois décembre avec celui de décembre 2017.


Décembre 2017 : Forte baisse de la mortalité de -13,4%

Selon l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 292 personnes ont perdu la vie sur les routes de France  métropolitaine en décembre 2017. Comparé au mois de décembre 2016 où l'on avait déploré 337 morts sur ces routes, 45 personnes en moins ont été tuées sur les routes, ce qui constitue une très forte baisse de la mortalité routière de - 13,4%. Il s'agit du mois de décembre le moins meurtrier jamais enregistré malgré que nous ayons eu à déplorer un très grave accident le 14 décembre au droit d'un passage à niveau coûtant la vie à six personnes (soit 2% de la mortalité de décembre). Certes, décembre 2016 fut très sec et très ensoleillé favorable au maintien du trafic, notamment des deux-roues motorisés alors que décembre fut humide et doux, ce qui a probablement participé pour une légère part à cette baisse. ). Mais cette baisse spectaculaire est probablement à attribuer à l'effet de l'annonce de la baisse de la vitesse à 80 km/h sur les routes hors agglomération Malgré cela et grâce à décembre, pour l'année 2017, le nombre de personnes tuées est en très légère baisse  par rapport à l'année 2015 de -0,8/%  (lire analyse sur ce bilan provisoire 2017

Evénements : 14 décembre 2017:  Accident meurtrier d'un car scolaire à un passage à niveau à hauteur de Millas dans les Pyrénées orientales sur la route départementale 612 au passage à niveau n°25. Le bilan est de six enfants décédés et neuf blessés graves


Décembre 2016 : Hausse de +8,8% de la mortalité

Selon l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 331 personnes ont perdu la vie sur les routes de France  métropolitaine en décembre 2016. Comparé au mois de décembre 2015 où l'on avait déploré 305 morts sur ces routes, 26 personnes de plus ont été tuées, soit une hausse de 8,5%. Pour l'année 2016, le nombre de personnes tuées est en hausse de  0,2 %, ce qui représente 8 personnes tuées en plus, par rapport à l'année 2015.


C'est un mauvais mois de décembre qui s'achève par une augmentation sensible de la mortalité mais aussi des autres indicateurs. Son bilan nous ramène à celui de 2011. Il est marqué par la poursuite inquiétante de la hausse de la mortalité piétonne (6 piétons tués en plus par rapport à décembre 2015). Décembre est toujours un mois où les piétons sont particulièrement exposés par la combinaison d'une période nocturne plus longue et de conditions météorologiques qui les rendent moins attentifs et moins visibles.

En revanche, la mortalité des motocyclistes est moindre du simple fait que les motocyclettes sont pour la plupart rangées pour l'hiver. Si les conditions météorologiques sont de plus très défavorables (froid, vent, pluie), ce trafic baisse encore plus et avec lui la mortalité. Ce fut probablement le cas en ce mois avec une baisse de 9 motocyclistes tuées par rapport à 2015.

Quant aux automobilistes, leur mortalité repart netttement à la hausse (+ 33 tués), ce qui impacte fortement le bilan mensuel par rapport à 2015. Cette hausse semble affecter principalement les jeunes adultes de 18 à 24 ans. Tous modes confondus, la hausse de leur mortalité est de +23 tués.
Il est trop tôt pour connaître la part de la mortalité au moment des fêtes de Noël. Il est possible également que d'un point de vue calendaire, la situation des réveillons de Noël et du jour de l'an ait eu un impact défavorable sur l'accidentalité.


Evénement : 20 décembre : Double accident mortel par un épais brouillard - 5 personnes tuées et une vingtaine de blessés


Décembre 2015 : Hausse de +7,7% de la mortalité

La mortalité de décembre 2015 est passé inaperçue dans les médias, déjà orientés vers le bilan de l'année 2015. Son analyse nous apporte, il est vrai, peu d'enseignement. Avec une hausse de +7,7%, ce mois marque, certes, la troisième hausse mensuelle consécutive. Cependant, aucun effet calendaire ou météorologique ne permet de le distinguer de décembre 2014 même si ce mois a été encore un peu plus chaud et moins pluvieux. Aucun évènement marquant n'a pu influer sur les déplacements tout au plus la poursuite de la baisse du coût des carburants.


Décembre confirme ainsi la tendance continue à la hausse de la mortalité enregistrée depuis fin 2013 dont les prémices étaient données par la hausse de la mortalité des véhicules légers engagés 10 mois plus tôt. Comme souvent durant les mois d'hiver, ce sont les usagers vulnérables qui pèsent dans un sens ou un autre sur la mortalité. C'est le cas en ce mois de décembre puisque les mortalités des piétons, cyclistes et deux-roues motorisés sont à la hausse légère sans y trouver une explication simple, notamment du côté des conditions météorologiques.