Les mois de novembre



Novembre 2018 : faible baissse de la mortalité de -1,8%

Selon l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 267 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en novembre 2018 soit une très légère baisse de -1,8 % par rapport à novembre 2017.  Sur les onze derniers mois, la mortalité est en baisse de -6,3%. Sur les douze derniers mois, la mortalité routière est également en baisse de -7 %, soit 245 personnes  tuées de moins par rapport aux 12 mois précédents.

Cette baisse peut être considérée comme décevante dans la continuité de la baisse de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h instaurée le 1er juillet. Les conditions météorologiques ne semblent pas avoir eu une incidence, les deux mois étant assez proches. Novembre 2018 a surtout été marqué par le mouvement dit des gilets jaunes. Il est possible que ce mouvement ait eu un impact négatif sur la sécurité routière, ce mouvement étant porteur de la remise en question de certaines décisions en relation avec la voiture et par conséquent d'un possible moindre respect des règles de conduite. De surcroît, un grand nombre de radars ont été mis hors d'état de marche, traduisant l'état d'esprit de ce mois de novembre.

Pour autant, le bilan de la mortalité sur l'année renouera à la baisse après quatre année de stagnation.


Novembre 2017 : hausse de la mortalité de 8,9%

Selon l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 281 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en novembre 2017 soit hausse de 8,9% par rapport à novembre 2016.  Sur les onze derniers mois, la mortalité est quasi stable avec +0,9%. Sur les douze derniers mois, la mortalité routière affiche une hausse de +1,3 %%, soit 59 personnes  tuées de moins par rapport aux 12 mois précédents. Novembre 2017 est le sixième mois à la hausse de 2017 par rapport à 2016. Il annule l'espoir d'une tendance à une baisse régulière enregistrée depuis 4 mois.  Le bilan de l'année 2017 sera terminé par le bilan de décembre. Selon qu'il sera bon ou mauvais, l'année 2017 sera en légère baisse ou en légère hausse. Pour faire aussi bien, il conviendrait d'enregistrer moins de 315 personnes tuées. Comparé à décembre 2016, il s'agirait d'une baisse de 6,5% de la mortalité.Certains facteurs comme la reprise économique constituent un facteur défavorable, ainsique les facteurs de fond comme le vieillissement de la population et l'attrait des distracteurs au volant. La persistance d'un temps clément début novembre se traduit également par une hausse de la mortalité des deux-roues. Ces derniers connaîtront une hausse annuelle substantielle eue égard à une année plutôt peu  pluvieuse.

Décembre 2016 avait battu des records d'ensoleillement et de faibles précipitations. Il a aussi connu le niveau de mortalité le plus élevé depuis dix ans. plus mauvais Il a été le mois de décembre le plus sec depuis 1958, juste devant celui de 2015. Les conditions météorologiques de cette année s'annonce beaucoup plus de saison.


Novembre 2016 : baisse significative de la mortalité de -13,2%

Selon le baromètre de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 257 personnes ont perdu la vie sur les routes de France  métropolitaine en novembre 2016. Comparé au mois de novembre 2015 où l'on avait déploré 296 morts sur ces routes, 39 personnes de moins ont été tuées, soit une baisse de - 13,2%.
Sur les onze premiers mois de l'année, le nombre de personnes tuées est en baisse de  -0,5 %, ce qui représente 17 personnes tuées en moins, par rapport aux  onze premiers mois de l'année précédente. En année glissante sur les 12 derniers mois, c'est une hausse de +0,1%.

Ce bilan est encourageant car il s'agit d'un des mois de novembre les moins meurtriers enregistrés avec celui de novembre 2013. IL  permet d'espérer un bilan légèrement favorable pour l'année 2016, sauf à connaître un très mauvais mois de décembre.


Le très mauvais temps des quinze premiers jours laissait pourtant craindre une tendance à la hausse. Il est probable qu'il a surtout pénalisé les piétons dont la mortalité est restée stable par rapport à novembre 2015 mais qui connait sur les douze derniers mois une hausse importante de leur mortalité (+16%).

En revanche, le très beau temps froid conjugué à des mesures de circulation pour conjurer la pollution peut être une explication de la baisse de la mortalité des usagers motorisés. Cette hypothèse pourra être confirmée ou infirmée en décembre qui connait déjà 10 jours de conditions météorologiques identiques.

Par ailleurs, le calendrier de novembre 2016 a été légèrement favorable par rapport à celui de novembre 2015 avec 4 dimanches contre cinq.


La courbe de la mortalité est quasiment plane depuis plus de 24 mois. Elle n'a enregistré aucune inflexion et ne devrait, hélas, pas en connaître. Il est  probable, en effet, que la baisse de la mortalité enregistrée depuis deux mois soit davantage une baisse conjoncturelle qu'une baisse résultant des mesures prises récemment. Ces mesures sont appréciables mais elles auront un effet limité à la baisse de l'accidentalité


Novembre 2015 : Hausse de 5,7 % de la mortalité

De nombreux paramètres interagissent d'un mois d'une année sur l'autre dans la variation de la mortalité. En ce mois de novembre, il était possible de s'interroger sur l'effet que pourraient avoir les effroyables attentats du 13 novembre sur la mortalité routière et l'état d'urgence qui a suivi.  On sait que les fortes situations émotionnelles peuvent avoir une incidence sur les comportements globaux et ceux des conducteurs en particulier. Deux précédents ont été observés à ce sujet :   le déclenchement de la guerre du Koweit en février 1991 avec une corrélation possible entre la chute du moral des français mesuré par l'INSEE et la baisse de la mortalité ce mois-là et  entre la victoire de l'équipe de France de football en coupe du monde et une forte hausse de la mortalité enregistrée en juillet 1998 dont un pic historique le 13 juillet. Il est possible d'émettre  deux hypothèses quant à d'éventuelles conséquences des attentats sur les comportements routiers. La première hypothèse serait une réduction de la mobilité et une réaction de protection de la population ayant pour effet une baisse de l'accidentalité. La seconde serait une augmentation du trafic liée à une désaffection des transports collectifs ainsi qu' une hausse des comportements infractionnistes liée à une moindre présence des forces de l'ordre sur les routes, ayant pour effet une hausse de la mortalité.

Les données d'accidentalité, de trafic ou d'infraction ne sont pas encore disponibles pour mener une telle analyse et porter de telles conclusions. L'exercice restera difficile à réaliser tant il existe des facteurs de confusion dans ce type d'analyse.

Pour autant, force est de constater que la mortalité de ce mois n'a connu ni une forte hausse, ni une forte baisse par rapport à novembre 2014. Elle a augmenté de 3,6% en novembre 2015 comparée à novembre 2014. Nous sommes dans la marge d'erreur de cette estimation. Nous aurions pu espérer néanmoins une baisse pour trois raisons : un effet calendaire légèrement favorable avec un samedi de moins que novembre 2014, un effet météorologique aussi légèrement favorable car un temps plus sec.

Par ailleurs, le résultat des deux derniers mois peut être jugé décevant si l'on considère qu'il survient après le CISR du 2 octobre et l'annonce d'une cinquantaine de mesures. La hausse de la mortalité sur les 11 premiers mois de l'année est de +2,1%. Nous nous acheminons hélas sur une seconde hausse consécutive de la mortalité (comprise entre +1 et +3%), ce qui ne s'était pas produit depuis 1980. Même un résultat favorable de décembre 2015 par rapport à décembre 2014  ne pourra  hélas combler le retard accumulé.

La tendance à la hausse amorcée en janvier 2013 se poursuit nous ramenant à la mortalité de mai 2013. Si l'évolution de la mortalité des usagers vulnérables est légèrement favorable, particulièrement pour les piétons qui pourraient enregistrée une baisse de la mortalité en 2015 de -15%, l'évolution de la mortalité des usagers des véhicules légers est toujours aussi inquiétante avec une hausse probable en 2015 de +10%.