Qualité sûre d'une voie

Définition :

La qualité sûre d'une voie se définit à partir de critères d'appréciation permettant le meilleur ajustement des comportements à la réalité de la voie, à son, environnement et de l'usage qui en est fait.


Commentaires :

Ces critères d'appréciation permettent l'examen d'un projet ou d'une voie existante du point de vue de son niveau de sécurité intrinséque. Ils sont issus de la connaissance experte accumulée dans le cadre d'analyses détaillées d'accident et à partir des résultats des études et des recherches connues dans le domaine. Ils ont été décrites dans le document "sécurité des routes et des rues" rédigée en 1992. Ces critères restent encore parfaitement valables.

L'idée de base est que l'aménagement d'une voie peut induire les comportements aussi bien dans le bon sens que dans le mauvais.


Ils sont schématiquement organisés en sept critères  :

la visibilité

la lisibilité

l'adéquation aux contraintes dynamiques des véhicules

la possibilité d'évitement ou de récupération

la limitation de la gravité des chocs.


Ces éléments peuvent d'ailleurs se trouver en contradiction. Ils ne peuvent donc pas être appréciés indépendamment les uns des autres, ni indépendamment des comportements qu'ils conditionnent en partie. d'où une exigence supplémentaire qui est :

la cohérence de tous les élements de la voie et de l'environnement.


Enfin la voie doit rendre en compte de l'importance des flux de tous les modes de déplacement. Cela conduit au dernier critère :

la gestion des flux en relation avec les aménagements dans un objectif de sécurité.


Ces sept critères permettent d'apprécier la dangerosité intrinséque d'une voie ou d'une aménagement indépendammant du fait de la connaissance des accidents.


Ils permettent une approche préventive de la sécurité (insécurité potentielle) et non plus une approche curative basée sur la connaissance des accidents qui se sont déjà produits (insécurité réelle).


Ils ont permis la mise au point d'une déamrche de contrôle de sécurité des infrastructure. Le principe de la démarche est qu'il n'y pas lieu de ne pas traiter un endroit ou un itinéraire au motif qu'il n'y a pas ou peu d 'accidents si un ou plusieurs des critères d'appréciation alertent sur l'importance de l'insécurité et donc de la probabilité de la survenance d'un accident ou de plusieurs accidents.


Une route peut donc être porteuse d'insécurité quand bien même aucun accident ne s'est encore produit, compte tenu du fait que l'accident reste un évènement rare au sens statistique et donc aléatoire.