18 juin 2021 : la mortalité routière de mai en lègère hausse


Selon le baromètre de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 216 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en mai 2021. Comparé au  mois de mai 2020 où l'on avait déploré 207 morts sur ces routes, 9personnes de plus ont été tuées, soit une hausse de 4%. En année glissante sur les 12 derniers mois, il apparait  une baisse de - 14 %.

Face au déconfinement progressif, il était possible de craindre une forte remontée de la mortalitépar rapport à mai 2020. Cette remontée s'est produite mais moins  nettement qu'attendu en grande partie parce que subsiste un couvre-feu, bien qu'allégé le 19 mai.
Rappelons qu'un couvre-feu est en place en France métropolitaine depuis le début de l'année 2021 et que le télétravail est fortement recommandé. A compter du 3 mai les déplacements au-delà de 10 km ont été autorisés et le couvre-feu de 19h à 6h a été  retardé à 21h à partir du 19 mai 2021.

Par ailleurs, les ponts du mois de mai ont été ainsi tronqués, alors qu'ils sont également source d'une accidentalité plus élevée.

On remarque aussi un taux de mortalité des accidents de 51décés pour 100  convient de noter que la hausse de la mortalité en mai concerne
principalement les  automobilistes et à un degré moindre les cyclistes très présent avec les coronapistes. En revanche, il y a une stabilité pour les piétons, stabilité au niveau de 2019, ce qui laisserait supposer que la baisse du trafic automobile ne profite pas aux piétons et on note une baisse de la mortalité motocycliste qui peut s'expliquer par un non reprise de ce trafic en relation avec les mauvaises conditions météorologiques.

Il faudra encore  attendre de disposer les statistiques séparant les différentes phases de  déconfinement pour tirer davantage
d'enseignement de l'effet pandémique et notamment de l'influence du poids du trafic selon les modes. Juin ne devrait pas encore revenir tout à fait à la "normale" et maintenir un niveau d'accidentalité inférieur à juin 2019. Les analyses seront délicates à faire, puisque 2021 et 2020 ne seront pas comparables à 2019 et aux années antérieures et que rien ne permet de prévoir si l'accidentalité reviendra à des niveaux comparables comme la vie d'avant ?


Lire les analyses des mois de mai antérieurs.