20 septembre 2020 : poursuite de la baisse de la mortalité en août dans le contexte de la poursuite de la pandémie.

Selon l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 235 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en août 2020 contre 291 en août 2019, soit 55 personnes tuées en moins (-19,2%). Ce mois d'août est le moins meurtrier des mois d'août jamais enregistrés. Il est dans la continuité de la baisse de la mortalité enregistré depuis février. Certes, cette baisse marque le pas si l'on rapproche ce bilan de celui de 2018 qui devient le second mois d'août le moins meurtrier, 246 décès avait été enregistrés soit une baisse de la mortalité de -4,5% entre 2020 et 2018. D'ailleurs, les autres indicateurs sont en légère hausse : le nombre d'accidents corporels s'établit à 4 339, contre 4 253 en août 2019, soit 86 accidents corporels de plus (+2 %).  5 682 personnes ont été blessées, contre 5 612 en août 2019, soit 70 personnes de plus (+1,2 %).

La mortalité globale baisse de 25 % pendant la période de juin à août 2020 comparée à la moyenne des mêmes périodes entre 2015 et 2019. Pour autant, cette baisse se poursuit alors que le trafic se rapproche peu à peu de la normale, voire au-delà pour ce qui concerne les départs et retours de vacances. Par exemple, Bison Futé avait prévu un samedi noir sur la route des départs en vacances le 8 août et cela s'est vérifié avec 820 km d'embouteillages enregistrés au plus fort de la journée. C'était plus que le précédent samedi (760 km), mais moins que le record absolu établi le 11 juillet dernier avec 955 km. 

Comme en mai dernier, cette baisse profite nettement aux utilisateurs de véhicules motorisés (43 tués pour les motocyclistes contre 67 en 2019 et 108 pour automobilistes contre 144 en 2019), alors que l'on note une légère hausse pour les usagers vulnérables : piétons (35 tuès contre 29 en 2019) et cyclistes (22 tuès contre 21 en 2019).

Il est encore trop tôt pour se prononcer de savoir si le climat anxiogène entourant la pandémie a des effets favorables sur le comportement des usagers dans le sens d'une plus grande prudence.