15 juillet 2020 : cinquième mois de baisse consécutive de la mortalité routière

Selon le baromètre de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 207 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en juin 2020. Comparé au  mois de juin 2019 où l'on avait déploré 292 morts sur ce sroutes, 85 personnes de moins ont été tuées,soit une baisse de -29,1%. En année  glissante sur les 12 derniers mois, il apparait  une baisse de - 11,1 %.

Il est manifeste que la pandémie a eu un effet spectaculaire surl'accidentalité routière. Cet effet a débuté dès février. Sur les six premiers mois d e l'année, la mortalité routière baisse de -23,8% par rapport au premier semestre 2019, le nombre de victime baisse de -28,1% et le nombre d'accident corporels de -27,7%. Il s'agit du cinquième mois de baisse consécutive de l'accidentalité, et de la mortalité en particulier. La mortalité routière est, dans ce contexte,passée sous le seuil symbolique des 3000 décès annuel en avril.

Il était à craindre une reprise de l'accidentalité ce mois de juin dans le cadre de la sortie du confinement qui s'est assouplie le 2 juin. Pour autant, le trafic n'a pas repris son niveau habituel, particulièrement en ce mois, particulièrement très circulé. Il est probable qu'il s'agissed'une des explications de cette forte baisse de plus de 20% plutôt  inattendue.

Une autre explication qui s'ajoute à la première serait un changement de comportement des usagers. Ces derniers, dans le contexte pandémique, se déplaceraient avec plus de prudence et de vigilance. La notion de gestes barrières, protectrice de soi mais aussi des autres aurait-elle trouvé une déclinaison sur la route ? Cela reste à évaluer et à mesure notamment dans les deux mois à venir.

A la différence des mois d'avril et mai, on remarque aussi que le taux de mortalité des accidents est inférieur cette fois-ci à la moyenne annuelle (50 tués pour 100 accidents contre 58, alors que ce taux s'était élevé à 68 en avril). Une explication serait que la baisse de la mortalité a, cette fois, essentiellement bénéficiée aux véhicules motorisés et pratiquement pas aux piétons et cyclistes.

Beaucoup d'enseignements seront à tirer de cette période inédite et des mois à venir sur l'évolution de l'insécurité routière.

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