15 juin 2020 : Quatrième baisse de la mortalité routière en mai liée au confinement

Selon le baromètre de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 205 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en mai 2020. Comparé au  mois de mai 2019 où l'on avait déploré 243 morts sur ces routes, 38 personnes de moins ont été tuées, soit une baisse de -15,6%. En année glissante sur les 12 derniers mois, il apparait  une baisse de - 8,6 %.

La pandémie qui est apparue fin février et qui a nécessité un confinement du 17 mars au 11 mai puis un déconfinement très progressif s'est traduite par 300 vies épargnées. En conséquence, la mortalité routière annuelle reste sous le seuil des 3000 décès franchi en avril.

Mai comptait dix jours de confinement. Son bilan, comparé à celui de mars, laisse penser que la circulation routière n'est pas encore "totalement revenue comme avant". Il constitue la quatrième baisse consécutive de la mortalité depuis février.


Pour autant, on remarque un taux de mortalité des accidents très élevé de 68 décés pour 100 accidents contre 58 en moyenne, certes moins élevé qu'en avril  (93 tués pour 100 accidents). Cette surmortalité s'expliquait le mois précédent par l'augmentation significative des excès de vitesse enregistrés par les Forces de l'Ordre, excès qui était aussi la traduction de l'absence de trafic favorisant ces excès. Mai a connu une reprise du trafic mais il semble que les excès aient persisté.

Il convient de noter que la baisse de la mortalité en mai profite exclusivement aux automobilistes. Elle est stable pour les piétons et en hausse pour les deux-roues, par rapport à mai 2019 (+21 tués pour les motocyclistes et 7 pour le cyclistes). Cela pourrait laisser penser que cette hausse correspond aussi à une hausse de ce trafic plus rapide et plus importante au regard de l'année 2019. 

Il faudra attendre de disposer des statistiques séparant la période stricte de déconfinement pour tirer davantage d'enseignement de l'effet pandémique. Juin ne devrait pas encore revenir à la "normale" et maintenir un niveau d'accidentalité inférieur à juin 2019.

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