22 mai 2020 : Facilité pour la conduite supervisée

La réforme du permis de conduire « un permis pour tous » présentée par le Premier ministre le 2 mai 2019 proposait dix mesures permettant un meilleur accès à un permis de conduire moins cher. Parmi ces mesures, la mesure 4 vise à faciliter l'accès à la conduite supervisée. La mesure donne, en cas d'échec à l'épreuve de conduite, une droit d'accès à a conduite supervisée, sans délai, ni formalité, exceptée celle d'obtenir l'accord de l'assureur. Seul, un niveau de maîtrise insuffisant, renseigné par l'inspecteur le jour de l'examen pourrait priver de ce droit.

Le décret n°2020-65 paru le 20 mai modifie l'article R. 211-5-1 du code de la route dans ce sens.

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La conduite supervisée est une période d'apprentissage de la conduite d'un véhicule de la catégorie B préalable à l'examen pratique du permis de conduire, accessible aux jeunes de 18 ans et plus, préalable à l'examen pratique pour s'aguerrir un peu plus à la conduite ou après un échec à cet examen. 


La conduite supervisée permet au futur conducteur de conserver une certaine pratique de la conduite dans l'attente d'un nouveau passage à l'épreuve pratique. A priori, si le conducteur a été présenté à l'examen, c'est qu'il a été estimé par son éducateur apte à le réussir. Il peut arriver que lors de l'épreuve pratique, le candidat perde un peu de ses moyens de concentration ou soit confronté à une situation de conduite particulière, qui le conduise à l'échec.


Il n'empêche que l'accompagnateur n'a aucune compétence pour aider l'apprenti conducteur à améliorer sa conduite. Bien au contraire, le risque est qu'il transmettre ses mauvaises pratiques dont il n'a plus conscience. Il parait donc raisonnable de prévoir une "leçon" de conduite avant l'examen pour revoir avec son éducateur les fondamentaux.